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Les opiacés, l’une des substances les plus addictives
L’héroïne est une drogue semi-synthétique dérivée de la morphine, elle-même dérivée de l’opium. Son principe actif est la diacétylmorphine, qui agit sur le système nerveux central avec des effets dépresseurs. D’autres dérivés de la morphine sont les opiacés (par ex. la méthadone) et les opioïdes (par ex. le tramadol).
Les effets immédiats sont analgésiques, sédatifs, euphorisants et de plaisir. Avec le temps, ce que l’on recherche est de soulager le malaise que provoque l’absence d’héroïne. Des altérations de la personnalité, des troubles de la mémoire, de l’anxiété et de la dépression, ainsi que des troubles gastro-intestinaux, hépatiques et rénaux apparaissent.
Le pourcentage de personnes qui consomment de l’héroïne par rapport à la population générale est faible, environ 0,1 % pour les personnes de 15 à 64 ans. L’âge moyen de début de la consommation se situe entre 14 et 21 ans. On observe actuellement une remontée du nombre de personnes dépendantes, directement liée au changement de profil des usagers dans les nouvelles générations.
Ces dernières années, la voie d’administration a radicalement changé. Dans les années 80 et 90, la consommation se faisait principalement par injection. Aujourd’hui (en lien surtout avec l’épidémie de VIH/sida et les ravages et les décès qu’elle a provoqués dans cette population), on utilise majoritairement la voie nasale (sniff) ou bien la voie fumée.
Très souvent, le consommateur d’héroïne consomme aussi d’autres substances (amphétamines, cocaïne, cannabis…) et il recherche fréquemment avec elle l’effet sédatif qui contrebalance celui que lui provoquent d’autres substances stimulantes ; le profil de l’usager ne serait donc plus celui d’un héroïnomane, mais plutôt d’un polytoxicomane.
C’est l’une des drogues les plus addictives qui existent, quelle que soit la voie d’administration ; sa consommation génère rapidement une tolérance dans le corps, et dès les premières prises il faut en prendre davantage pour continuer à ressentir les mêmes effets. Cela en fait probablement la drogue au plus fort potentiel d’addiction : une personne sur quatre qui l’essaie développe une addiction.
Elle provoque en outre un syndrome de sevrage lorsque la consommation est interrompue, auquel cas un traitement médical est nécessaire.
Les changements structurels et fonctionnels qu’elle produit dans le cerveau persistent souvent dans le temps et favorisent les rechutes, même longtemps après avoir arrêté de la consommer.
Que proposons-nous ?
- Premier entretien d’orientation et d’information. Établissement du dossier clinique afin de déterminer l’historique de consommation, les antécédents personnels et familiaux, la situation socio-familiale, la pathologie organique, etc. Cet entretien permet de déterminer s’il est nécessaire ou non de réaliser une désintoxication avant de commencer le traitement psychothérapeutique et si celui-ci doit être ambulatoire ou résidentiel.
- Si le traitement est résidentiel : orientation vers l’un de nos deux centres thérapeutiques : Riera Major ou Can Coll. La désintoxication peut être réalisée dans les deux centres. Il est également possible de mettre en place un traitement d’entretien à la méthadone ou avec d’autres agonistes/antagonistes opiacés.
- Si le traitement est ambulatoire :
- Suivi psychothérapeutique individuel : séances d’orientation et de traitement avec un psychologue spécialisé en toxicomanie.
- Suivi psychiatrique : orientation et évaluation de la nécessité d’introduire un traitement psychopharmacologique qui atténue le désir de consommer de l’alcool (craving) et la perte de contrôle une fois la consommation commencée (priming).
- Contrôle par analyses d’urine
- Thérapies familiales
- Psychothérapie de groupe
Première consultation gratuite
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